Salut.
Aujourd'hui je suis allé chez mon psychiatre. On a parlé, comme depuis 1 an, de tout et de rien, puisqu'il croit que ça me fait du bien. A vrai dire, je n'en sais rien. Il m'a dit que tenir un blog m'aiderait peut-être. Je m'en fous, mais il y tient. Au début je ne voulais pas, par peur qu'il le lise, mais il m'a promis qu'il ne chercherait même pas. Il dit aussi que comme je n'arrive à parler à personne de ce qui me ronge, à part à lui quelquefois, ça m'aiderait à me libérer. Alors je me libère. Mais personne ne lira jamais ça je suppose.
Deux fois par semaine, je prend une heure et demi de mon temps pour le voir. Le mardi et le vendredi.
Je viens d'apprendre qua dans un mois je change de lycée. Ca ne me perturbe pas. Je n'ai pas d'amis. J'ai l'impression qu'il y a le Vide comme un bruit de fond. On apprend à vivre avec, c'est tout. On se pare, on met par dessus, on empile, des sentiments, des sourires, des colères, des peurs. mais il reste là, caché en dessous. Il est constant. Parfois on découvre sa présence, et l'effroi prend à la gorge. Mais qu'importe le soleil ou les coquelicots, il est là, fixe, il ne bouge pas. Il n'y a qu'un homme qui arrive à le chasser, le faire disparaître, l'anéantir, l'exterminer, ou le dissimuler si bien qu'on le croit mort. Et croire, c'est vivre. Croire, c'est ce qui importe. J'y crois, tant que je suis dans son cabinet. Le vide me guette, près à se jeter sur moi dès que je le quitte.




